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Preface
Lidée dune conférence sur la prolifération des armes légères en Afrique et sur les moyens de la contrôler, remonte à 1997. LInstitute of Security Studies (ISS), lInstitut Français dAfrique du Sud (IFAS) et lUniversité de La Réunion (ULR) ont vite mesuré lampleur du défi linguistique et choisi, pour stimuler les interactions entre participants francophones, lusophones et anglophones, de séloigner quelque peu du continent. Quand lULR a offert daccueillir la conférence, la décision a été prise détendre sa couverture géographique initiale. La Conférence sur la résorption de la violence et le contrôle de la prolifération des armes légères en Afrique et dans lOcéan Indien a ainsi vu le jour en tant quinitiative tripartite, émanant de trois organisations partageant un commun souci daméliorer les relations entre francophones et anglophones sur les questions stratégiques et de sécurité en Afrique et dans lOcéan Indien.
Lîle de La Réunion, à 200 kilomètres de lîle Maurice, est donc devenue le lieu de la conférence. Ce département français, riche dune longue histoire, sest avéré un cadre de travail particulièrement propice. La conférence a réuni des fonctionnaires dorganisations régionales spécialisées dans le désarmement et la coopération en matière de sécurité en Afrique, des experts des questions liées aux possibilités de contrôle et de réduction de la prolifération des armes légères dans la région, des spécialistes du contrôle des armes, et des africanistes. LAfrique de lOuest, lAfrique centrale, lAfrique australe et lOcéan Indien ont été représentés, de même que lUnion européenne, Interpol et lUNESCO.
La conférence sest déroulée sur cinq séances. Les trois premières ont permis de définir la nature et létendue de la prolifération, et didentifier des structures susceptibles de concourir à son contrôle. Les deux dernières ont été consacrées à la discussion des mesures à envisager pour renforcer les capacités des structures régionales existantes, améliorer leurs interactions et plus largement la coopération, de manière à réduire lintensité du trafic darmes en Afrique et dans lOcéan Indien. Parmi les actions de suivi de la conférence, et en cohérence avec ses recommandations, détaillées dans la dernière partie du présent rapport, il est envisagé de mettre en place un réseau, sur support électronique et sur support papier, qui permettra aux agences anglophones, francophones et lusophones, aux gouvernements, aux chercheurs, aux instituts et aux organisations non-gouvernementales de mieux communiquer et interagir sur lensemble de lAfrique et de lOcéan Indien.
Le présent rapport fait office de résumé de la conférence en français et en anglais. Il est prévu de publier, fin 1998, les actes complets en anglais. LISS exprime sa gratitude aux gouvernements du Canada, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse ainsi quà lInstitut Français dAfrique du Sud, à lUniversité de la Réunion et le conseil régional de la Réunion pour lassistance quils ont apportée à lorganisation de cette conférence. Nous tenons également à remercier Laurent Sermet (Faculté de Droit, Université de la Réunion) pour son assistance dans lorganisation de la conférence.

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