Preface


Publie en Monographie No 30, Résorption de la violence et contrôle de la prolifération des armes légères en Afrique et dans l'Océan Indien, 1998


L’idée d’une conférence sur la prolifération des armes légères en Afrique et sur les moyens de la contrôler, remonte à 1997. L’Institute of Security Studies (ISS), l’Institut Français d’Afrique du Sud (IFAS) et l’Université de La Réunion (ULR) ont vite mesuré l’ampleur du défi linguistique et choisi, pour stimuler les interactions entre participants francophones, lusophones et anglophones, de s’éloigner quelque peu du continent. Quand l’ULR a offert d’accueillir la conférence, la décision a été prise d’étendre sa couverture géographique initiale. La Conférence sur la résorption de la violence et le contrôle de la prolifération des armes légères en Afrique et dans l’Océan Indien a ainsi vu le jour en tant qu’initiative tripartite, émanant de trois organisations partageant un commun souci d’améliorer les relations entre francophones et anglophones sur les questions stratégiques et de sécurité en Afrique et dans l’Océan Indien.

L’île de La Réunion, à 200 kilomètres de l’île Maurice, est donc devenue le lieu de la conférence. Ce département français, riche d’une longue histoire, s’est avéré un cadre de travail particulièrement propice. La conférence a réuni des fonctionnaires d’organisations régionales spécialisées dans le désarmement et la coopération en matière de sécurité en Afrique, des experts des questions liées aux possibilités de contrôle et de réduction de la prolifération des armes légères dans la région, des spécialistes du contrôle des armes, et des africanistes. L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale, l’Afrique australe et l’Océan Indien ont été représentés, de même que l’Union européenne, Interpol et l’UNESCO.

La conférence s’est déroulée sur cinq séances. Les trois premières ont permis de définir la nature et l’étendue de la prolifération, et d’identifier des structures susceptibles de concourir à son contrôle. Les deux dernières ont été consacrées à la discussion des mesures à envisager pour renforcer les capacités des structures régionales existantes, améliorer leurs interactions et plus largement la coopération, de manière à réduire l’intensité du trafic d’armes en Afrique et dans l’Océan Indien. Parmi les actions de suivi de la conférence, et en cohérence avec ses recommandations, détaillées dans la dernière partie du présent rapport, il est envisagé de mettre en place un réseau, sur support électronique et sur support papier, qui permettra aux agences anglophones, francophones et lusophones, aux gouvernements, aux chercheurs, aux instituts et aux organisations non-gouvernementales de mieux communiquer et interagir sur l’ensemble de l’Afrique et de l’Océan Indien.

Le présent rapport fait office de résumé de la conférence en français et en anglais. Il est prévu de publier, fin 1998, les actes complets en anglais. L’ISS exprime sa gratitude aux gouvernements du Canada, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse ainsi qu’à l’Institut Français d’Afrique du Sud, à l’Université de la Réunion et le conseil régional de la Réunion pour l’assistance qu’ils ont apportée à l’organisation de cette conférence. Nous tenons également à remercier Laurent Sermet (Faculté de Droit, Université de la Réunion) pour son assistance dans l’organisation de la conférence.