ANNEXE D

ENTRAINEMENT DU GHANA AUX OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX


Les Capcites Africaines d'Entrainement aux Operations de Maintien de la Paix

1 HISTOIRE DE LA PARTICIPATION AUX OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DU GHANA


En tant que membre responsable de la communauté internationale et Africaine, le Ghana donne tout son support aux initiatives de maintien de la paix au niveau international et régional. Depuis son indépendance, les Forces Armées du Ghana (FAG) ont formés du personnel et des unités aux missions de maintien de la paix et d’Observation de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Le Ghana a participé aux opérations suivantes:
  • Contributions Passées

  • Congo (ONUC) 1960-1963, Bataillons, 6 rotations;

  • Yémen (UNYOM) 1963-1964, Observateurs Militaires;

  • Egypte (UNEF II) 1974-1978, Bataillons, 11 rotations;

  • Pakistan et Afghanistan (UNGOMAP) 1988-1990, Observateurs Militaires;

  • Iran et Irak (UNIMOG) 1988-1991, Observateurs Militaires;

  • Cambodge (UNTAC) 1992-1993, Bataillons, 2 rotations et Observateurs Militaires; et

  • Ruanda (UNIMIR) 1993-1996, Bataillons, 3 rotations et Observateurs Militaires.

  • Contributions Présentes

  • Liban Sud (UNIFIL) mars 1978, Bataillons, 34 roulements;

  • Ex-République Yougoslave (UNPROFOR, UNTAES/UNMOP/UNPREDEP), Observateurs Militaires;

  • Koweït (UNIKOM), avril 1991, Observateurs Militaires;

  • Sahara Occidental (MINURSO), septembre 1991, Observateurs Militaires; et

  • Liberia (ECOMOG), août 1990, Bataillons, 12 roulements.
La contribution des Forces Armées du Ghana (FAG) entre 1992 et 1993 de trois bataillons à des opérations importantes de maintien de la paix, de façon simultanée, indique l’engagement du Ghana aux opérations de maintien de la paix. Celles-ci sont: UNIFIL, UNTAC, et ECOMOG. Cela a mobilisé des ressources considérables en personnel, car le roulement des troupes s’effectue dans l’idéal tous les six mois, mais elles ne sont jamais déployées pendant plus de neuf mois. Les FAG ont contribué à UNIFIL avec 34 contingents, et 12 pour ECOMOG. Le dernier roulement de troupes d’ECOMOG s’est déroulé à la mi-octobre 1996. Le Ghana est l’un des contributeur les plus importants de l’ONU en Afrique.

2 L’ENTRAINEMENT AU MAINTIEN DE LA PAIX

Bien que les Forces Armées du Ghana (FAG) ne possèdent pas de centre d’entraînement voué au maintien de la paix, des programmes d’entraînement au maintien de la paix sont intégrés à tous les niveaux de l’entraînement au commandement. Ces programmes ont évolué avec l’intégration des expériences des FAG en tant qu’observateurs militaires et soldats de la paix. L’entraînement au maintien de la paix est pris en charge par le Collège de l’Etat Major et de Commandement de l’Armée du Ghana, l’Ecole de Combat, ainsi que les unités choisies qui forment le noyau dur des opérations de maintien de la paix des Forces Arméss du Ghana. Presque tous les soldats de tout niveau dans les FAG ont donc soit une expérience ou des connaissances de base des aspects principaux des opérations de maintien de la paix. Le Collège prend en charge l’entraînement le plus poussé, destiné aux officiers de commandement . L’ Ecole quant à elle dispose d’un programme d’histoire du maintien de la paix pour les officiers subalternes et les commandants de compagnie. Les unités désignées présentent des entraînements aux missions spécifiques de maintien de la paix pour le pré-déploiement pour les noyaux durs des unités d’infanterie et les spécialistes. Cette approche à l’entraînement au maintien de la paix, et l’expérience extensive du Ghana dans les opérations de maintien de la paix fait que chaque soldat des Forces Armées est familier avec le maintien de la paix.

3 LE COLLEGE DE COMMANDEMENT ET DE L’ETAT MAJOR DES FORCES ARMEES DU GHANA

3.1 Histoire

Le Collège d’Etat Major a été établi avec l’aide de la Grande Bretagne et du Canada en juillet 1976, en tant que Collège d’Etat Major et de Commandement de Grade II. Il est composé d’ une division inférieure et supérieure, d’un département administratif et d’un département pour la recherche et le développement, il est situé à Accra (à une demi-heure de l’aéroport). Le 10 janvier 1977, 28 officiers Ghanéens se sont engagés pour le premier cours d’une année. Depuis, 642 étudiants (512 Ghanéens et 130 étrangers) ont été diplômés de la Division Supérieure. Parmi ces diplômés 62 appartiennent au personnel paramilitaire, tel que la Police et le Département des Affaires Etrangères. A présent (1996) il y a 35 étudiants participant au cours numéro 19: 21 Ghanéens, et 14 étrangers de pays tels que le Nigeria, la Sierra Leone, l’Ouganda, la Tanzanie, le Zimbabwe et le Botswana. Il y a 24 étudiants de l’armée, 5 étudiants de la marine, et 6 de l’armée de l’air. Le Directeur des études est un officier de l’Armée Britannique (Col), et il y a 16 DS des FAG et 4 du Nigeria.

Certains officiers du FAG participent à des cours de commandement et d’état major dans plusieurs pays africains; cela permet le transfert d’idées et de pratiques ainsi que la confiance entre les différentes forces armées de la région. Le personnel de direction et les étudiants sont encouragés a approfondir leurs études et recherches sur les opérations de la paix en s’inscrivant à des cours par correspondance. Des échanges de personnel avec d’autres centres d’entraînement au maintien de la paix sont aussi encouragés. Les officiers du FAG ont ainsi participé à des cours au Collège d’Etat Major du Royaume Uni, à celui du Zimbabwe, du Nigeria, et au Centre Pearson du maintien de la paix au Canada.

Le maintien de la paix fait partie des connaissances du service général de tout membre de la direction au collège. Le support de la direction comprend des ordinateurs et du matériel audiovisuel. Les facilités de reproductions son désuetes mais vont prochainement être remplacées par du matériel de publication de pointe d’ici la fin 1996. Le Collège de l’Etat Major a une bibliothèque de petite taille, bien fournie avec de la littérature récente sur les opérations de la paix. Elle est mise à jour grâce à l’aide du Royaume Uni.

Le Cours de Commandement et d’Etat Major dure quatre trimestres:
  • Premier trimestre (13 Semaines): Etudes générales et situation de guerre

  • Deuxième Trimestre (13 Semaines): Etudes de Service Singulier

  • Troisième Trimestre (8 Semaines): Etudes sur les différentes branches de l’armées

  • Quatrième Trimestre (8 Semaines): (Enrichissement du Programme d’Opérations et du Curriculum)
Lors du dernier trimestre, un séminaire de trois jours est offert sur le droit humanitaire international, ainsi qu’un programme de gestion qui est présenté par l’Institut de Gestion et d’Administration du Ghana (GIMPA), de l’informatique, les techniques d’interview pour la presse et la télevision.

3.2 Etude sur les opérations pour la paix

En juillet 1995, la durée du cour étendue à une semaine supplémentaire et la rationalisation du curriculum ont été approuvées par le conseil administratif du collège, afin d’offrir une période de 4 semaines vouées au maintien de la paix. De novembre à décembre 1995, la conception du module a été finalisé avec la collaboration du Collège d’Etat Major du Royaume Uni. Le Directeur des études et son équipe ont eu accès à tout le matériel utilisé à Camberley, et ont décidé d’utiliser le manuel du maintien de la paix élargi de l’Armée Britannique, en tant que base. Cependant, le contenu final et la présentation du cours sont conçus pour satisfaire les besoins du Ghana et de l’Afrique. En juillet 1996, le Collège de l’Etat Major a présenté son premier cours de quatre semaines voué au maintien de la paix.

Le module consiste en une série de présentations, lectures et discussions. L’expertise et l’expérience du personnel (chacun a un expérience d’au moins trois missions) est complétée grâce à l’utilisation d’expertise extérieure. Les conférenciers invités viennent d’autres départements, universités, du secteur non-gouvernemental, et des agences de l’ONU. Des experts d’autres pays Africains ont aussi participé à la présentation du module. L’objectif du cours est l’introduction des étudiants aux principes et procédures impliquées dans la planification, la coordination et le déroulement des opérations de maintien de la paix.

Les divers éléments couverts par les lectures et présentations sont:
  • le rôle et l’organisation de l’ONU, ainsi que ceux des agences spécialisées de l’ONU;
  • les études internationales centrées sur l’environnement Africain du maintien de la paix;
  • le droit humanitaire international;
  • le rôle des ONG dans les opérations de la paix;
  • le rôle et l’influence des médias;
  • la doctrine des opérations de la paix (maintien de la paix élargi);
  • la perspective de l’OUA sur les opérations de la paix;
  • les expériences opérationnelles d’ECOMOG;
  • la commande des opérations de l’ONU;
  • la participation Africaine aux opérations de maintien de la paix;
  • la participation du Ghana aux opérations de support de la paix;
  • la coordination des opérations de maintien de la paix de l’ONU;
  • la logistique des opérations de support de la paix;
  • les techniques de maintien de la paix;
  • les technique de planification des campagnes.
Ces lectures sont complétées par des discussions et des présentations sur les sujets suivants:
  • la doctrine des opérations de maintien de la paix;
  • l’entraînement aux opérations de maintien de la paix;
  • la coordination des opérations de maintien de la paix de l’ONU;
  • le support de l’ingénierie dans les opérations de support de la paix de l’ONU;
  • l’application de la paix;
  • le future des opérations de support de la paix.
Les étudiants doivent aussi présenter leur rapports sur de nombreuses études de cas sur les opérations de maintien de la paix de l’ONU. L’information est organisée par une série de cinq films sur les opérations de maintien de la paix de l’ONU ainsi qu’une liste de documents récents et appropriés dans la bibliothèque du Collège.

Le module se termine avec l’exercice BLUE VOLTA, une exercice de quatre jours qui est une adaptation d’un exercice de Camberley qui a été utilisé dans plusieurs pays en Afrique. BLUE VOLTA est organisé avec l’aide des ressources de personnel d’agences paramilitaires telles que le Ministère des Affaires Etrangères, le HCR, le PNUD, etc. Cela aide les étudiants à concevoir l’intégration des facettes civiles et militaires des opérations contemporaines de support de la paix.

Le mélange d’étudiants ayant une expérience des opérations de maintien de la paix et de ceux n’en ayant pas a enrichi l’environnement d’apprentissage pour tous, ainsi que la qualité des débats et échanges. Le premier cours a été supervisé et validé par un membre du Collège de l’Etat Major de Camberley. Son appréciation de la qualité du cours peut être vérifiée par l’invitation de trois membres du personnel de direction à Camberley pour la présentation d’un module similaire au collège d’état major. Bien que le curriculum soit basé sur une combinaision entre la doctrine Britannique et l’expérience ghanéene de maintien de la paix, il serait aussi possible de l’ajuster aux demandes de l’OUA.

Le programme de maintien de la paix est sous évaluation par le personnel de direction et les étudiants. Chaque conférence et exercice est analysé a la fin de l’année, et des ajustements sont organisés afin d’améliorer la qualité du programme.

La dissémination des connaissances acquises, au niveau national et régional, est possible car 40% des étudiants proviennent de six pays Africains, et que les diplômés du Collège sont de futurs commandants d’unité et des officiers de l’Etat Major.

3.3 Général

Le collège d’état major est de petite taille et dispose d’un budget réduit, et d’une infrastructure limitée. Cependant la qualité du personnel de direction n’est pas compromise, et compense amplement les restrictions budgétaires. Le collège n’est pas engagé dans la production d’une nouvelle doctrine de support de la paix, car il est ressenti que cela devra être entrepris au niveau international. Les efforts de recherche du personnel de direction et des étudiants se sont concentrés sur des leçons de stratégie et opérationnelles des opérations passées et présentes. Le Collège a déjà reçu une commission du Royaume Uni pour produire un glossaire sur la terminologie du maintien de la paix de l’ONU, en Anglais et en Français. Le résultat en est la publication d’un livre de poche, qui permet l’accessibilité de références rapides sur le terrain. Un tirage de 5000 copies a été prévu, 3000 copies seront envoyées au quartier général de l’ONU. La distribution de glossaires en Anglais/Portugais est aussi prévu.

Le Collège a conçu et mis en place un module de maintien de la paix de qualité au niveau du cours de commandement et de l’état major pour les étudiants Ghanéens et Africains. Le centre a démontré son potentiel et sa volonté de devenir un centre régional reconnu d’entraînement au maintien de la paix. Il est envisagé que le cours sur les Etudes de Maintien de la Paix sera suivi par un nombre plus élevé d’étudiants. La possibilité d’incorporer des représentants du Département des Affaires Etrangeres est en cour d’examin par le Comité de contrôle du collège.

La capacité de la Division Supérieure est de 40 étudiants. Ce plafond est déterminé principalement par la disponibilité de logement. Les installations pour l’enseignement peuvent permettre l’incorporation de 70 étudiants par ans; cependant cela va signifier une dépense de l’ ordre de 500 000 US$ afin de couvrir les travaux suivants:
  • la construction de trois salles de cours supplémentaires;
  • l’agrandissement des salles de réfectoire;
  • la construction de quartiers supplémentaires pour le logement des étudiants.
L’inscription de 20 à 30 étudiants supplémentaires au module de maintien de la paix, et/ou la présentation d’un second cours de quatres semaines pendant les vacances du Collège en août et septembre permettrait l’augmentation du nombre d’étudiants. Il est évident que la seconde option pose un problème en matière de logement, car le coût du logement dans un hôtel pour 20 à 30 étudiants pendant un mois serait exorbitant. Cependant une combinaision des deux approches rendrait réalisable l’objectif des 140 diplômés au maintien de la paix par an.

4. L’ECOLE DE COMBAT


Les Forces Armées du Ghana ont contribué aux opérations de la paix dans les catégories suivantes:
  • infanterie (bataillons);
  • observateurs militaires;
  • ingénieurs (compagnie);
  • police militaire; et
  • officiers d’état major pour le Quartier Général de la Force.
Depuis ses débuts, l’Armée a déployé des unités et du personnel pour les opérations de maintien de la paix , tenant compte du fait que les commandants, officiers de l’état major et les soldats maîtrisaient les connaissances militaires nécessaires aux opérations de maintien de la paix sous l’autorité de l’ONU. Bien que l’apprentissage des mécanismes de base du maintien de la paix est une partie essentielle du déroulement des opérations de maintien de la paix, l’Armée a réalisé que le développement de certaines connaissances et attitudes est nécessaire pour répondre aux demandes contemporaines du maintien de la paix. Ce besoin a été pris en charge par les unités de commandes et d’entraînement du Collège.

Afin de formaliser l’approche au maintien de la paix au niveau des sous-unités et aux niveaux subalternes, une section d’Entraînement au Maintien de la Paix a été établie en 1994 au sein de l’Ecole du Combat.

Les officiers subalternes et les commandants de sous-unités entrent à l’Ecole après avoir été diplômé dans pour l’entraînement conventionnel au sein de leurs écoles. La section de l’entraînement au maintien de la paix a été chargée de former la base de la doctrine standard pour l’entraînement au maintien de la paix du commandement des sous-unités. La division de l’entraînement au maintien de la paix a été chargée des éléments suivants:
  • développer et homogénéiser les stratégies et les techniques de maintien de la paix pour l’apprentissage à l’Ecole de Combat;

  • organiser l’entraînement au maintien de la paix à tous les niveaux de commandement de l’Ecole de Combat;

  • utiliser la méthode d’instruction pour disséminer l’expérience acquise par les unités et le personnel qui a participé aux opérations de maintien de la paix; et

  • produire et remettre à jour un manuel sur les opérations de maintien de la paix, qui sera utilisé en tant qu’aide mémoire pour les officiers pendant l’entraînement et les opérations.
La division d’entraînement au maintien de la paix opère sous l’autorité de l’Ecole de Combat mais possède son propre poste de commandement des officiers de rang de Major et deux officiers chargés de l’instruction. Cette division a aussi un Sergent Major de l’Armée de l’Air (WO2), deux instructeurs (sgt) et deux caporaux pour l’administration et la logistique. Il maintien l’equipement de base specifique au maintien de la paix, tel que l’équipement pour le barrages routiers, etc.

La division est spécialisée dans les méthodes et les techniques de bases pour tous les types d’opérations au maintien de la paix. Celles-ci comprennent les cours spécialisés suivants:
  • les cours de commandement de section;
  • les cours pour les adjudants;
  • les cours pour les commandants de pelotons;
  • les cours de capitaines de compagnie.
Cela a rendu nécessaire le prolongement des cours de commandement de deux à trois semaines, pour que l’apprentissage des méthodes de bases suivantes, au niveau des commandants de section puisse être inclus:
  • une introduction générale aux opérations de maintien de la paix;
  • exercice de postes de contrôle et d’observation;
  • les règles d’engagement;
  • les barrages routiers et les techniques de perquisition;
  • les principes et règles de neutralité, de fiabilité et d’impartialité;
  • les méthodes sanitaires et d’hygiène;
  • la patrouille;
  • reconnaissance des mines et des pièges;
  • devoirs d’escorte;
  • protection des personnalités et de la direction;
  • la construction des positions de tir;
  • les procédures de rapport;
  • les techniques de fouille et d’appréhension; et
  • les opérations de réserve mobiles.
Les cours d’adjudants, de chefs de commandement et de commandants de compagnie suivent le même programme, à des niveaux d’instruction et d’application plus élevés, avec un nombre de sujets supplémentaires ajouté à chaque niveau. Les adjudants reçoivent, ainsi un cours sur les techniques de négociation, sur la sécurité des camps et sur les opérations civiles/militaires. Le cours de commandant de peloton accentue l’importance des sujets de cartographie, de briefing des personnalités, des aspects légaux du maintien de la paix, des enquêtes et de la médiation. Les cours de commandants de compagnie prennent en considération des aspects supplémentaires tels que le contrôle des mouvements des troupes et des types d’opérations, des plans de contingents et des opérations spéciales, ainsi que des problèmes liés à l’utilisation de la force.

La plupart des méthodes et des attitudes acquises à la division d’entraînement au maintien de la paix seront approfondies pendant l’entraînement des unités au pré-deploiement. Le programme de la division consolide le concept de l’entraînement aux implications liés au maintien de la paix aux niveaux les plus bas du commandement et de l’instruction, afin de promouvoir l’incorporation du maintien de la paix dans la formation professionelle et l’éthique militaire de chaque soldat de carrière.

5 L’ENTRAINEMENT SPECIALISE


L’entraînement spécialisé pour les ingénieurs et la police militaire fait partie des responsabilités des sections d’entraînement de chaque école. Cependant l’Armée a établi un programme pour l’entraînement de base au maintien de la paix destiné aux spécialistes. Les ingénieurs devront être familier avec, au moins, les sections suivantes:
  • la défense sur le terrain;
  • la construction de bunkers;
  • la construction de différents types de grillages et barbelés;
  • la construction de camps;
  • la maintenance des générateurs;
  • les démolitions et le démantèlement des explosifs;
  • la construction des postes d’observation et de vérification.
La police militaire doit suivre l’entraînement suivant
  • l’autorité et les pouvoirs de la police militaire de l’ONU;
  • l’établissement du support à la police militaire dans les secteurs d’opération de l’UN;
  • le contrôle du trafique et de la sécurité routière;
  • l’administration dans une unité de police militaire multinationale;
  • les mesures de contrôle aux points d’observations;
  • la coopération avec la police civile locale;
  • les devoirs de la police militaire de l’ONU.
Lorsque ces éléments spécialisés seront alliés à l’unité centrale du secteur de concentration, leur entraînement au pré-déploiement et leur intégration au sein du contingent devient la responsabilité du commandant de l’unité.

6 L’ENTRAINEMENT DE PRE-DEPLOIEMENT DES UNITES DE MAINTIEN DE LA PAIX

L’entraînement au maintien de la paix se déroule sous la forme d’un entraînement orienté sur des missions dans la région de l’opération, avant le déploiement dans cette région. Cet entraînement, de six semaines, comprend les éléments suivants:
  • une introduction générale au maintien de la paix;

  • la géographie du pays concerné;

  • l’histoire générale du conflit;

  • la culture, les coutumes, religions, et caractéristiques des populations locales;

  • la formation linguistique (conversation de base);

  • la préparation aux devoirs spécifiques (utilisation de la force, réserve mobile, positionnement, etc.)

  • revue des opérations spéciales et des plans de contingent (niveau de préparation, plans d’évacuation, plans en cas de situations de désastre, etc.);

  • armement et identification de l’équipement;

  • coopération entre le secteur civile et militaire;

  • le mandat, le statut des accords et des autres protocoles;

  • les principes et règles de neutralité, responsabilité et impartialité; et

  • mise à jour de la situation dans les régions des opérations.

7 COMMENTAIRE ET RECOMMANDATIONS PAR LE PAYS HOTE


La visite de l’équipe d’évaluation a été reçue favorablement en tant qu’initiative ayant le potentiel de produire un ensemble d’idées sur l’entraînement au maintien de la paix et l’établissement d’une standardisation avec le reste de l’Afrique. L’expérience acquise lors des opérations permet aux Forces Armées du Ghana d’être conscientes des besoins d’élargissement et de standardisation des procédures et des doctrines, si les contingents africains doivent travailler en collaboration au sein d’une force commune de maintien de la paix. L’intégration des efforts nationaux est donc nécessaire.

Le glossaire de la terminologie onusienne de maintien de la paix est un bon début; cependant l’Armés reconnait que malgré l’expérience acquise individuellement par les pays Africains, les différentes approches sont vastes.

Les différences de doctrines entre les pays francophones et anglophones ont crée des problèmes opérationnels dans ECOMOG. Il y a donc un besoin pour l’harmonisation régionale et la standardisation de l’entraînement au maintien de la paix.

Il est aussi nécessaire d’assister les supports logistiques des contributions en troupes Africaines. L’Armée a payé un prix élevé en essayant de rassembler ses propres ressources pour la participation à ECOMOG.

Mis à part les problèmes de support logistique aux forces Africaines per se, il est important d’harmoniser et de standardiser les systèmes logistiques et les procédures, ainsi que tout le concept de logistique, si l’on veut augmenter l’efficacité d’une collaboration. L’entraînement à la logistique doit être renforcé. Des équipes d’entraînement à la logistique de l’ONU pourraient parcourir les pays Africains afin d’y parvenir.

L’Armée ne s’oppose pas à la participation dans les opérations de la paix dans le cadre d’un mandat du Chapitre VI ou Chapitre VII. Les contingents du Ghana seraient plus à l’aise lors de déploiement sous un mandat qui leur permettraient d’utiliser une capacité correspondant aux besoins de la sécurité du personnel et la réalisation de la mission. Cependant, l’utilité de cet aspect du mandat est controversé, sauf si les contingents sont armés et équipés de façon appropriée au type de situations envisagées par le dit mandat.

Les contributions passées et présentes de l’Armée au maintien de la paix sont remarquables, si l’on prend en considération la taille modeste (trois brigades d’infanterie) et le budget. Le maintien de la paix a toutefois été accepté et institutionnalisé comme faisant partie du rôle d’un soldat. Cela se voit au niveau de l’étendue et l’objectif de l’entraînement au maintien de la paix offert par les Forces Armées du Ghana, et par le fait que de nouvelles générations de commandants dans l’Armée sont entraînés pour les opérations de maintien de la paix. Il est clair que le maintien de la paix n’est plus sous-estimé par le secteur militaire.

Bien qu’il semble que le Ghana ne puisse pas étendre de façon signifiante son déploiement, déja considérable, de gardiens de la paix, il a le potentiel de contribuer de façon importante à l’amélioration des capacités de maintien de la paix Africaines, si sa capacité d’entraînement est optimisée et si plus d’officiers de commandement et de l’état major sont entrainés. L’incorporation de l’entraînement de base au maintien de la paix pour tous les officiers subalternes et les commandants de sous-unités illustre le type de mesure qui peut être prise afin de démontrer que l’entraînement des forces Africaines au maintien de la paix, ne détourne pas forcement les forces armées de leur rôle de combat.