ANNEXE G

ENTRAINEMENT DE L’AFRIQUE DU SUD AU MAINTIEN DE LA PAIX


Les Capcites Africaines d'Entrainement aux Operations de Maintien de la Paix

1 INTRODUCTION


L’Equipe d’Evaluation a visité l’Afrique du Sud du 24 au 28 octobre 1996.

2 ETENDUE


Le rapport sur l’entraînement aux opérations de maintien de la paix de l’Armée sud-africaine tel que présenté à l’équipe d’évaluation:
  • participation aux opérations de la paix;
  • philosophie de la formation en maintien de la paix;
  • l’approche de l’Armée sud-africaine;
  • le rôle du Collège Militaire; et
  • commentaires et recommandations du pays hôte.

3 PARTICIPATION DE L’AFRIQUE DU SUD AUX OPERATIONS DE LA PAIX


Après plus de trente ans d’isolation, l’Afrique du Sud fait à nouveau part entière de la communauté internationale. Ses relations internationales ont été normalisées et le pays est retourné ou est devenu membre de plusieurs organisations internationales.

La coopération avec les autres pays au niveau bilatéral et multilatéral, de façon indépendante ou au sein des organisations internationales et régionales, est un élément essentiel de la politique de défense du pays.

Pour des raisons historiques évidentes, l’Afrique du Sud n’a toujours pas fait de contribution en troupes pour les opérations de maintien de la paix aussi bien sous les auspices des Nations Unies, de l’OUA ou de SADC. Cependant, l’Armée Sud-Africaine participe à la logistique, aux ponts aériens et au support spécialisé depuis 1990. En Angola(UNAVEM II) et au Mozambique (ONUMOZ), l’armée sud-africaine a fourni une assistance au processus électoral sous forme de transport aérien.

L’armée a également fourni un support logistique pendant UNAVEM III, sous forme de matériel et tentes pour quatre des zones établies par l’ONU. L’Afrique du Sud a aussi participé à l’assistance humanitaire au Burundi sous forme d’aide médicale et a également formé des équipes de déminage en Angola.

L’Afrique du Sud poursuivra ce type d’assistance dans les opérations de maintien de la paix dans la mesure de ses capacités. La contribution d’un contingent aux opérations multinationales est encore en discussion à cause de la transformation actuelle de l’armée en une force unie structurée et dédiée au service du gouvernement démocratique d’Afrique du Sud. Cette transformation comprend l’intégration de plusieurs forces armées et la rationalisation de la force qui en résulte afin d’atteindre un niveau et le personnel appropriés. La taille finale ainsi que l’orientation de l’Armée doivent encore être définis par un processus de consultation entre les forces armées, le parlement et la société civile. C’est pour cette raison qu’il est encore difficile de prévoir quelle sera la taille exacte du contingent qui sera affecté aux futures opérations de maintien de la paix.

Un autre élément à prendre en compte, est le déploiement interne de plus de 50 compagnies (5000 soldats) pour soutenir la police sud-africaine afin de maintenir l’ordre et la stabilité interne. L’Armée sud-africaine a dû faire avec une situation budgétaire constamment réduite, dans un effort du gouvernement pour redresser les déséquilibres socio-économiques hérités de la politique passée. Quelque soit l’ampleur de la contribution sud-africaine aux opérations de maintien de la paix, celle-ci sera soutenue si:
  • elle provient d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU;
  • elle est soutenue par l’OUA; et
  • elle est approuvée par SADC.
A court terme, l’Armée considère comme étant prioritaire les facteurs suivants:
  • assister aux efforts de maintien de la paix au sein de SADC;
  • procurer l’assistance humanitaire ailleurs en Afrique;
  • affectation provisoire d’officiers au Département de Maintien de la Paix de l’ONU; et
  • autres opérations de l’ONU et missions d’obervation.
  • (Actuellement il y a trois officiers de l’armée sud-africaine).
La structure de l’Armée est unique car elle est composée de quatre sections militaires : armée de terre, armée de l’air, la marine et le service médical qui est responsable de l’assistance médicale aux différentes forces en temps de guerre comme en temps de paix. Un séminaire sur le rôle du service médical dans les opérations de maintien de la paix a eu lieu en novembre 1996 avec la participation de IDP/ISS (Institute for Defence Policy) dans le but de présenter aux participants sud-africains les implications d’une participation future dans de telles opérations.

4 PHILOSOPHIE DE L’ENTRALNEMENT AU MAINTIEN DE LA PAIX


L’armée veut s’assurer que les contingents qui seront déployés soient bien entraînés et équipés. La formation du personnel va inclure la participation à des cours de maintien de la paix à l’étranger. Les cours suivants ont été suivis depuis 1995:
  • Cours avancé en maintien de la paix pour officiers supérieurs, présenté en Egypte pendant quatre semaines et suivi par deux officiers sud-africains;

  • Cours d’une semaine sur la Protection des Droits de l’Homme, présenté en Gambie avec la participation d’un officier de l’armée sud-africaine;

  • Cours de commandement, présenté pendant six semaines au Canada et suivi par cinq officiers;

  • En Suisse, 15ème Cours sur le droit de la guerre/ des conflits armés, présenté sur une période de deux semaines et assisté par deux officiers supérieurs et deux officiers subalternes;

  • Cours de formation en maintien de la paix régional, qui a eu lieu en Egypte pendant un semaine avec la participation d’un officier supérieur;

  • Programme International sur les Droits de l’Homme, présenté en Suède pendant trois semaines et suivi par un officier;

  • Dimensions maritimes du maintien de la paix, présenté au Canada sur une période de deux semaines avec la participation d’un officier supérieur;

  • Séminaire d’une semaine en Suisse sur les Droits de l’Homme;

  • Cours de la Police Militaire des Nations Unies, présenté au Danemark pendant trois semaines et suivi par un officier supérieur et un adjudant;

  • Cours des Observateurs Militaires des Nations Unies qui a eu lieu en Finlande pendant trois semaines;

  • En Suède, cours de trois semaines pour l’Etat Major de l’ONU, suivi par un officier;

  • Cours pour officiers de la logistique, présenté en Norvège sur une période de trois semaines et suivi par un officier supérieur;

  • 59ème cours sur le Droit des Conflits Armés, qui a eu lieu en Italie pendant deux semaines et suivi par quatre officiers supérieurs;

  • Cours de maintien de la paix pour aumôniers/chapelains présenté par les forces armées du Canada pendant une semaine au Canada et suivi par un officier; et

  • Cours de maintien de la paix régional présenté sur deux semaines au Zimbabwe et suivi par deux officiers supérieurs; et

  • Phase d’étude sur les opérations de la paix présenté à l’Ecole d’Etat Major de Camberley au Royaume Uni.
Le but de la participation continue des officiers dans de tels cours est d’établir un réservoir de connaissance et d’expertise parmi les militaires de carrière, pouvant être utilisé pour améliorer la qualité des programmes d’entraînement au maintien de la paix.

En plus de ces cours de bases offerts à l’étranger, l’Armée Sud-Africaine présentera un programme d’éducation civique aux membres des forces armées, en 1997. Le programme est en cour de compilation et devrait être approuvé au niveau ministériel et parlementaire avant la fin de 1996. L’objectif de l’éducation civique est de s’assurer que tous les soldats sud-africains soient conscients de l’existence et respectent les devoirs et obligations de la citoyenneté dans un état démocratique y compris les droits de l’homme. Cette prise de conscience civique prendra une part essentielle dans l’approche de la nouvelle direction des forces armées intégrées. Un des chapitres du programme est consacré au Droit des Conflits Armées et sera présenté par le CICR.

Un cours sur les Droits de l’Homme sera offert et les instructeurs commenceront la formation en 1997. Avec le temps, les cours d’éducation civique et de droits de l’homme assureront la formation du personnel dédié au maintien de la paix.

4 ENTRALNEMENT AU MAINTIEN DE LA PAIX


Comme pour la plupart des pays, le développement d’une capacité de maintien de la paix est centré autour de l’armée. L’armée a déjà ébauché un document intitulé “Joint Warfare Manual: Peace Support Operations”, qui traite des aspects suivants:
  • l’ONU;
  • l’OUA et SADC;
  • principes fondamentaux des opérations de maintien de la paix;
  • stratégie;
  • opérations;
  • commandement;
  • aspects juridiques;
  • planification;
  • renseignements; et
  • entraînement.
Quatre phases d’entraînement au maintien de la paix sont prévues:
  • Phase 1 - préparation des troupes;
  • Phase 2 - entraînement au pré-déploiement;
  • Phase 3 - entraînement sur le théâtre des opérations; et
  • Phase 4 - entraînement au post-déploiement.
La phase 1 sera présentée à tous les membres de l’armée selon le programme suivant:
  • information sur les opérations de la paix;
  • l’ONU et la Charte;
  • Droit Humanitaire;
  • les principes des opérations de la paix;
  • catégorie d’opérations; et
  • connaissance de base sur le statut des accords et les règles d’engagement.
Cette formation sera proposée à toutes les nouvelles recrues dès janvier 1997.

Les unités sélectionnées pour de futures opérations suivront une formation supplémentaire qui va inclure:
  • postes d’observation;
  • points de contrôle, barrages routiers et fouilles;
  • patrouilles;
  • enquêtes;
  • négociations; et
  • emploi limité de la force.
Deux bataillons d’infanterie ont été sélectionné pour suivre cet entraînement et les instructeurs ont déjà complété la phase 1. L’emploi du (UN Training and Advisory Teams) est envisagé pour l’établissement et l’évaluation d’une formation plus avancée.

La phase 2 débutera lorsque des unités sont mises en attente pour participer à des missions spécifiques. Le commandant de l’unité est responsable de la formation spécialisée du personnel et des sous-unités qui n’ont pas encore suivi la phase 1. Pendant la phase 2 tout le personnel suivra la formation suivante:
  • étude sur le pays où a lieu la mission;
  • le mandat et la mission;
  • les règles d’engagement;
  • armes, véhicules et matériel utilisés au cour de la mission;
  • techniques de survie; et
  • mesures de sécurité (abris, équipement, déplacements, et sécurité).
Un entraînement spécialisé sera offert aux personnes sélectionnées:
  • cours de conduite spécialisée;
  • pilotage d’hélicoptère;
  • entraînement aux procédures et rapports de l’ONU;
  • maniement des explosifs;
  • relations avec la presse; et
  • cours d’anglais.
Le groupe suivra ensuite une formation supplémentaire sur:
  • les origines historiques du conflit;
  • les développements du conflit;
  • le rôle de l’ONU et des autres agences spécialisées;
  • le mandat du Conseil de Sécurité
  • résolutions du Conseil de Sécurité et rapports du Secrétaire-Général; et
  • coordination militaire et civile.
La phase 3 sera conduite sous l’assistance du personnel onusien et inclura le suivant:
  • présentation sur le mandat, le statut de l’accord sur l’emploi de la force, et mise à jour sur la situation;

  • reconnaissance des armes, de l’equipement et des véhicules utilisés sur le terrain des opérations;

  • sécurité des troupes et plans (de contingent);

  • orientation sur le terrain;

  • répétition des opérations d’interposition et occupation des positions préparées;

  • procédures en cas de perte ou de disparitions; et

  • formation des conducteurs / chauffeurs (règlements locaux, codes sur les autoroutes et techniques tout-terrain).
La phase 4 d’entraînement au pré-déploiement sera conduite au niveau de l’unité après conclusion d’une opération spécifique. Cette phase consistera en un programme de mise à niveau dirigé par l’équipe d’entraînement de l’unité et aura pour but la décompression psychologique afin de permettre au personnel de retourner à ses fonctions de base.

L’entraînement de l’Armée SA aux opérations de maintien de la paix sera conduite à trois niveaux:
  • au niveau technique toutes les troupes recevront la formation de base proposée dans la phase 1;

  • au niveau tactique, les sous-officiers et officiers choisiront des sujets ayant un rapport avec les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, pendant que les officiers qui sont en formation pour le commandement et l’état major suivront un cours de deux semaines sur le maintien de la paix; et

  • au niveau stratégique, le cours de commandement et d’état major comprend des opérations de support et des exercices d’orientation développés par le Collège de l’Etat Major de Camberley en Grande Bretagne.
Tous les sujets relatifs aux opérations de maintien de la paix sont enseignés selon les directives des Nations Unies. L’approche doctrinale est basée sur l’information la plus récente disponible à l’ONU.

5 L’ECOLE MILITAIRE SUD AFRICAINE


La mission de l’école militaire est de:

avec un personnel compétent...développer et former un groupe d’officiers Sud Africains qui seraient accrédités au niveau international en tant que commandants ou officiers de l’Etat Major”.

Ceci signifie que l’Ecole s’efforce à offrir une formation de haut niveau afin que la compétence des élèves soit reconnue par les armées professionnelles dans le monde entier. Ainsi, l’Ecole devrait attirer un certain nombre d’étudiants venant d’autres pays. Les fonctions de base de l’Ecole sont le développement militaire et la recherche. Le développement militaire à lieu selon ce qui suit:
  • entraînement du commandement supérieur et de l’Etat Major;
  • entraînement du commandement inférieur; et
  • formation pour officiers de carrière.
La recherche et le développement se concentrent surtout sur les jeux de guerre et le développement de la doctrine en support à l’enseignement offerte par l’Ecole. L’Ecole dispose de ses propres infrastructures et ressources y compris les facilités pour l’entraînement et les cours, et le logement, et le type d’équipement que l’on trouve dans toute école moderne de commandement et d’Etat Major.

6.1 Cours de commandement

Ce cours a lieu sur une période de 10 mois divisé en trois périodes.
  • La première période dure 22 semaines et demi, et est dédié à l’étude de la gestion, résolution des problèmes, planification et défense de zone. Cette dernière donne une bonne introduction aux opérations de maintien de la paix car elle comprend une liaison avec la police civile et d’autres organes civiles de l’Etat.

  • La deuxième phase dure 13 semaines et se concentre surtout sur le niveau opérationnel (stratégique), les études militaires avancées et les exercices sur les opérations intégrées, la planification à court et moyen terme, les opérations de maintien de la paix et les opérations communes et combinées.

  • La troisième période dure 8 semaines et s’occupe d’exercices pratiques et de travail d’équipe au niveau stratégique. Deux exercices majeurs ont lieu pendant cette phase un sur les procédures de prise de décision commune, le commandement regroupé et les plans de contingents et l’autre exercice s’occupe de la préparation des troupes et de l’emploi.
Actuellement il y a deux étudiants Chinois et un étudiant Brésilien inscrits dans ce cour. Quatre dortoirs ont été réservé pour les étudiants étrangers attendus pendant 1997, et l’école espère accueillir un certain nombre d’étudiants d’autres pays africains.

En 1995, les deux premières semaines du cour sur le maintien de la paix ont été présenté lors de la deuxième phase du programme de commandement. Le but du programme intitulé “Opérations de la paix” était de fournir aux étudiants les connaissances, les dispositions et le savoir-faire pour la mise en application des opérations de la paix au niveau opérationnel en tenant compte des objectifs stratégiques. Le programme comprenait:
  • rappel historique sur l’évolution des opérations de maintien de la paix;

  • l’organisation, rôle et fonctions des organisations internationales, régionales, militaires et humanitaires;

  • le rôle et les fonctions des ONG et des organisations bénévoles;
    concepts, principes, définitions et terminologie se rapportant aux opérations de la paix;

  • leçons apprises au niveau stratégique, opérationnel et tactique au cour des opérations de maintien de la paix;

  • approches contemporaines des opérations de la paix et de la doctrine;

  • planification, contrôle et conduite des opérations de la paix au niveau opérationnel; et

  • principes et application du droit international humanitaire.
En 1996, le programme ci-dessus fut raffiné et un séminaire de deux semaines ainsi qu’un exercice d’orientation furent rajoutés. Ce nouveau programme a été surnommé “Exercise Morning Star”, et fut conduit afin d’atteindre les buts suivant:

Présenter une orientation théorique et pratique sur la doctrine, la planification ainsi que le commandement et le contrôle des opérations de maintien de la paix aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique”.

Le séminaire de cinq jours fut présenté par des experts locaux et internationaux, et se concentra sur les sujets suivant:
  • la résolution des conflits et la diplomatie préventive;

  • l’environnement du maintien de la paix en Afrique: social, géographique et autres facteurs;

  • l’histoire et le développement des opérations de maintien de la paix;

  • concepts et principes;

  • lien entre maintien de la paix et consolidation de la paix;

  • le Conseil de Sécurité et le processus décisionnel en matière de maintien de la paix;

  • la relation entre les pays fournisseurs de troupes, le Conseil de Sécurité et le Secrétariat;

  • cadre juridique des opérations de maintien de la paix (statut sur les accords militaires, etc.);

  • l’ONU et les organisations régionales, plus spécialement l’OUA;

  • le cadre politico-militaire de l’ONU pour la conduite des opérations de la paix;

  • la planification, l’exécution et la conclusion des opérations de maintien de la paix;

  • le support médical pendant les opérations de la paix;

  • le financement des opérations;

  • gestion du personnel;

  • concepts opérationnels et problèmes soulevés au cours des opérations de maintien de la paix et d’imposition de la paix;

  • les défis actuels des opérations multifonctionnelles et multinationales;

  • gestion et commandement des opérations de maintien de la paix;

  • règles d’engagement;

  • l’interface entre les opérations de maintien de la paix et les opérations humanitaires;

  • le rôle des civiles dans les opérations de maintien de la paix;

  • les dispositifs d’intervention de l’ONU;

  • secours d’urgence;

  • utilisation efficace de l’information pendant les opérations;

  • relation entre les soldats de la paix, les gouvernements qui les accueillent et la population locale;

  • les réfugiés;

  • les leçons apprises en Afrique;

  • la planification au niveau du Département de la Défense;

  • l’entraînement au maintien de la paix;

  • les développements en Afrique Australe (l’organisation régionale SADC);

  • la coopération en Afrique Australe pour la conduite des opérations de maintien de la paix; et

  • l’évolution de la doctrine de l’Armée Sud Africaine en matière d’opérations de la paix.
Un groupe d’experts internationaux et locaux a assisté l’Ecole militaire dans la conduite d’un exercice pratique “Morning Star” qui a eu lieu la semaine suivant le séminaire. L’exercice fut présenté avec l’assistance de l’Ecole d’Etat Major de Cambereley de Grande Bretagne et est basé sur l’exercice qui a été développé par cette Ecole et qui a déjà été présenté à plusieurs occasions et dans de nombreuses collèges d’état major en Afrique. “Morning Star” a été adapté par l’Ecole militaire Sud Africaine pour durer cinq jours et aussi pour illustrer le contexte actuel de l’Armée SA et les dispositions en matière de défense et de sécurité en Afrique Australe.

“Exercise Morning Star” a été un des exercices les plus important du genre qui se soit déroulé en Afrique avec 204 participants. Ces participants comprenaient des élèves du cour de commandement supérieur ainsi que:
  • les officiers supérieurs des différents corps et divisions de l’armée Sud Africaine;

  • les représentants du Département des Affaires Etrangères (4);

  • les officiels des Nations Unies (5);

  • les représentants des ONG (10);

  • les officiers supérieurs des forces armées des pays d’Afrique Australe membres de du comité interétatique de Défense et de Sécurité (22); et

  • 25 conférenciers.
Pendant le compte rendu oral sur la planification et la conduite de “Exercise Morning Star”, l’Ecole Militaire Sud-Africaine reconnu le succès de cet exercice et s’engage à entreprendre une approche similaire dans l’entraînement au maintien de la paix au niveau du cour de commandement. Cependant, l’Ecole fit un certain nombre de recommandations pour l’amélioration et le raffinement du programme de deux semaines sur les opérations de maintien de la paix qui aura lieu en 1997 et comprendra:
  • la théorie telle que présentée pendant le séminaire d’une semaine avec les exercices pratiques présentés lors de la deuxième semaine;

  • l’invitation de représentants civiles;

  • une plus grande participation de la part des pays voisins;

  • une attention particulière sera accordée à la théorie et à la pratique du droit international humanitaire;

  • une utilisation plus prononcée des experts africains;

  • une diminution dans le nombre de participants afin de promouvoir des discussion et encourager les échanges d’idées sur des aspects critiques; et

  • une plus grande participation de civilies sud-africains (Département des Affaires Etrangères, la Police, les Services de Renseignements).
6.2 Cours de commandement pour sous-officiers

L’Académie Militaire offre chaque année trois cours de six mois pour les jeunes officiers de commandement et de l’Etat Major. Il y a en moyenne 40 étudiants par cours. Deux cours de 80 élèves chacun sont prévus pour 1997. Ce cours consiste en deux modules: 20 semaines sont consacrées à l’entraînement des unités de commandement, et 4 semaines à l’entraînement des officiers de l’Etat Major. Sept jours entiers sont consacrés à l’entraînement au maintien de la paix proposé par l’ONU. Les exercices pratiques se concentrent plus sur l’aspect tactique que sur les aspects stratégiques et opérationnels. Les officiers de l’armée sud-africaine doivent d’abord avoir suivi les cours intermédiaires avant d’être autorisés à suivre le cours avançé.

6 COMMENTAIRES ET RECOMMANDATIONS DU COLLEGE MILITAIRE DE L'AFRIQUE DU SUD

Le collège aimerait une plus grande coopération au niveau régional en matière d’entraînement au maintien de la paix. Ceci pourrait vouloir dire un échange au niveau du personnel de direction et des étudiants pendant les périodes de formation aux opérations de la paix.

On remarque également le besoin de liaison entre les différents Etats Majors. Des liens devraient être maintenus entre l’Afrique du Sud, les autres pays dans la région, l’OUA et l’ONU dans le but de renforcer les objectifs et les méthodes d’entraînement, le développement d’un programme de formation etc.

Plus d’efforts devraient être mis sur la formation commune des différents corps de l’armée.