ANNEXE I

ENTRAINEMENT DU SENEGAL AUX OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX


Les Capcites Africaines d'Entrainement aux Operations de Maintien de la Paix


1 INTRODUCTION


L’équipe d’évaluation n’a pas été au Sénégal, car la demande du Sécrétariat de l’OUA a été jugée inopportune. L’information suivante est donc basée entièrement sur un résumé des opérations de la paix des Forces Armées du Sénégal, fourni par le QG de l’Armée du Sénégal, avec une lettre destinée au Secrétariat de l’OUA via le représentant du Sénégal à l’OUA à Addis Abéba. Ce rapport est donc atypique, de par sa structure et son étendue, mais reste important à l’étude des capacités d’entraînement aux opérations de la paix.

2 L’ENTRAINEMENT AU MAINTIEN DE LA PAIX


Le Sénégal ne possède pas véritablement de centre d’entraînement au maintien de la paix. Pour comprendre la performance des troupes Sénégalaises au sein du système de maintien de la paix, il faut étudier la doctrine d’entraînement des forces armées. Tout apprentissage et toute connaissance qui sont utilisés lors des opérations de la paix sont transmis au sein des centres d’entraînement militaires du Sénégal. L’entraînement se déroule à trois niveaux: soldats, sous-officiers, et officiers. Cet entraînement se compose de certains modules adaptés à chaque catégorie.

Un programme spéciale comprennant les connaissances et le savoir- faire nécessaires aux missions, existe à tous les niveaux. Ces programmes sont conçus de façon à inclure des aspects tels que l’information pour les soldats sur les maladies sexuellement transmissibles (ainsi que le SIDA).

Des modules supplémentaires sont fournis aux officiers: des lectures; des conférences sur le système des opérations de la paix de l’ONU; des études de cas sur la conciliation des forces; et des témoignages d’officiers sur leur expérience lors de coalitions ou leur participation aux forces de maintien de la paix sous l’aegis de l’ONU ou de l’OUA.

Pour les soldats et les officiers, il y a un programme d’entraînement proposé deux fois par an dans un contexte international, et qui comprend:
  • traîtement des réfugiés;
  • évacuation des otages ou ressortissants étrangers par la force ou la négotiation;
  • le droit humanitaire international;
  • la logistique; et
  • les opérations d’évacuation des personnes en danger.
Les officiers sont entraînés au moins deux fois par an dans un environnement d’état major international, grâce au programme d’entraînement bi-annuel en coopération avec les armées Américaine et Française. Les procédures d’état major de l’ONU ne posent donc pas de problème, et les officiers Sénégalais sont souvent appréciés. Cela était le cas au Liban, au Ruanda, en Angola, etc.

Une fois qu’un contingent est identifié pour participer à une opération de la paix particulière, l’entraînement de base évoqué ci-dessus, peut étre completé par un entraînement de pré-déploiement spécifique à la mission.

Le programme d’entraînement comprend de l’information sur l’histoire, la culture et la géographie de la région dans laquelle la mission se déroulera. Cette phase est généralement prise en charge par le responsable de la zone géographique au Ministère des Affaires Etrangères.

3 SCENARIOS POTENTIELS DU FUTUR DE L’ENTRAINEMENT AU MAINTIEN DE LA PAIX

Quant à la création d’un centre d’entraînement, le Sénégal a adopté une approche sous-régionale, présentée au séminaire de Dakar sur la diplomatie préventive et le maintien de la paix en décembre 1995.

Cette approche suggère qu’une structure de coordination soit créé au niveau sous-régional, pour prendre en charge la planification et l’organisation de l’entraînement des officiers, et définir un programme approprié pour les soldats, dont la responsabilité retomberait sur chaque pays.

Cette structure pourrait être organisée avec l’aide d’un UNTAT, afin de créer du matériel pédagogique et d’entraîner les instructeurs sous-régionaux.